Sécurité routière : vers une répression accrue des infractions graves

Drogue et alcool au volant, excès de vitesse, grands délits routiers... Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) qui s’est réuni jeudi 18 février 2010 a annoncé un certain nombre de mesures parmi lesquelles des mesures renforçant le dispositif de répression des infractions au Code de la route.

Combattre la drogue et l'alcool au volant

Afin d’augmenter les contrôles d’alcoolémie au volant, les véhicules de service de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale seront équipés de 5 000 éthylomètres électroniques (soit 1 800 de plus qu’aujourd’hui) à compter de 2010.

100 000 tests salivaires de contrôle de stupéfiants seront réalisés par an, les contrôles aléatoires sur les stupéfiants concernant l’ensemble des automobilistes.

Les frais de dépistage médicaux qui confirmeront ces tests salivaires positifs seront désormais à la charge du contrevenant et non plus du ministère de la justice.

Par ailleurs, les débits de boissons mettront à disposition de leurs clients, gratuitement ou moyennant paiement, des éthylotests chimiques ou électroniques certifiés pour permettre aux clients de tester leur alcoolémie avant de reprendre le volant.

Dissuader les excès de vitesse

Les panneaux n’annonceront plus seulement un dispositif radar fixe mais une zone plus vaste de « contrôles radar fréquents », pour éviter que certains automobilistes ne ré-accélèrent juste après le passage du radar.

100 radars « vitesse moyenne » qui contrôleront le temps de parcours moyen sur une distance de quelques kilomètres, dans des zones sensibles (franchissement de tunnels ou de ponts, abords de chantiers, virages ou descentes dangereux, etc.) seront déployés à partir de 2011.

Sanctionner plus sévèrement les grands délits routiers

Conduite sans permis ou sans assurance, récidive de conduite en état d’alcoolémie illégale, conduite sous l’influence de stupéfiants ou grands excès de vitesse... Les conducteurs ayant commis une infraction grave au code de la route verront leur véhicule immédiatement immobilisé et placé en fourrière pour une durée de 7 jours au maximum, sur simple décision du préfet. Les auteurs de délit de fuite, notamment suite à un accident grave avec ou sans blessés, pourront désormais être condamnés à 3 ans de prison et à 75 000 euros d’amende.

source : securite-routiere.gouv.fr